Jean-Julien Galve - Beretta

Jean-Julien Galve : la sacralisation du fétiche

«Né en Mars 1974 à Orléans, j’ai grandi dans le sud de la France. Après des études en arts plastiques, je me suis d’abord intéressé à la lumière participant à l’éclairage de spectacles de danse et de théâtre. Je suis revenu ensuite à mes pinceaux pour intégrer une formation de peintre en décor, dite de « trompe l’œil » où j’ai acquis un autre savoir faire.Aujourd’hui, mon travail est métissé de multiples influences. Je m’intéresse à l’Art Moderne  et Contemporain, tout en construisant mes tableaux de façon classique par leur facture. Passant par le Pop Art, le Street Art, les peintres de l’illusion de la Renaissance ou les hyperréalistes du 20e, je m’amuse à créer ma propre iconographie. J’utilise principalement les techniques anciennes du trompe l’œil dites à « l’ italienne », et les soustrait de leur contexte habituel. Mes « Antiques » à savoir, mes sujets, je les choisis dans la culture populaire.

Série noire, cinéma, musique, mode. Je crée mes propres mythes en jouant avec l’ombre et la lumière et c’est avec la peinture à l’huile que j’ai trouvé amusant de figer sur un mode sculptural mes icônes. Mes objets agrandis, disproportionnés par le plein cadre, flottent sur un fond blanc dans une sorte d’éternité. Je les choisis avec soin, je les détourne puis je les peins, imitant le marbre pour mieux interroger la force de leur représentation symbolique. C’est un questionnement teinté d’humour sur la singularité humaine, la quête du sens et du sacré.

Je suggère ainsi une distorsion du temps et j’évoque l’obsession de l’homme contemporain en perte de spiritualité, à vénérer ces objets qui agissent comme des prothèses symboliques. Aujourd’hui, nos nouveaux dieux, nos faux empereurs ne sont-ils pas des produits manufacturés de la société postmoderne ?

Ils ont pour tâches de nous représenter. Jeter le trouble, mélanger les codes de la représentation, peindre en « faux marbre », d’authentiques signes que chacun pourra reconnaître, c’est aussi me prêter moi-même à ce jeu de la sacralisation du fétiche.

Illusions, faux-semblant sur fond de sacré. »

Jean-Julien Galve

Informations sur Jean-Julien Galve :

Site web personnel de l’artiste

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