Populisme : une drogue dure à base de biais cognitifs

Le populisme serait-il devenu un breuvage « mainstream », sucré et répandu, comme semble le suggérer l’illustration très Pop’art de cet article ?
On pourrait le penser devant son omniprésence actuelle. Il ne s’agit plus simplement en effet de son accession au pouvoir dans quelques sous-démocraties. Les partis populistes champignonnent dans les démocraties les plus affermies, conquièrent des pouvoirs locaux, menacent toutes les élections. Jusqu’à accéder dernièrement à la Maison Blanche !
Et les idées populistes viennent polluer des discours politiques démagogues sur tout l’éventail politique de droite à gauche. Quant aux médias les plus établis, ils se répandent en explications justificatives avec quelque complaisance faussement outrée. Non contents de cette légitimation de fait, des intellectuels universitaires cèdent au plaisir pervers de la transgression au politiquement correct en soutenant ce qu’ils décrivent comme la juste réaction du « peuple » opprimé.
Refuge irrationnel contre le mal de vivre, addiction, plaisir transgressif, violence, le populisme est vraiment une drogue dure. Et, comme pour les drogues dures, ses lendemains déchantent.
Alors NON ! Débusquons les idées populistes, luttons contre tous les populismes et disons-le bien fort : Le populisme est un poison mortel pour le peuple qu’il prétend défendre. 1) Parce que l’Histoire des populismes est toujours tragique. Et 2) parce que le populisme se construit sur des biais cognitifs. Or on ne bâtit pas le progrès humain sur des erreurs de perception et de raisonnement.
Voici donc un petit viatique pour débusquer le populisme et ses biais cognitifs, là où il se cache, dans les discours animés des meilleures intentions apparentes. Car, comme pour les drogues dures, le mieux est de ne pas y sombrer !

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