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Populisme : une drogue dure à base de biais cognitifs

Populisme : Réagissons !

Le populisme serait-il devenu un breuvage « mainstream« , sucré et répandu, comme semble le suggérer l’illustration très Pop’art de cet article ?

On pourrait le penser devant son omniprésence actuelle. Car il ne s’agit plus simplement de son accession au pouvoir dans quelques sous-démocraties. Les populismes champignonnent aujourd’hui dans les démocraties les plus affermies, conquièrent des pouvoirs locaux, menacent toutes les élections. Et ce, jusqu’à accéder dernièrement à la Maison Blanche !

Et de plus, les idées populistes viennent polluer des discours politiques démagogues sur tout l’éventail politique de droite à gauche. Quant aux médias les plus établis, ils se répandent conséquemment en explications justificatives avec quelque complaisance. Et non contents de cette légitimation de fait, des intellectuels universitaires cèdent au plaisir pervers de la transgression envers le politiquement correct en soutenant ce qu’ils décrivent comme la juste réaction du « peuple » opprimé.

Refuge irrationnel contre le mal de vivre, addiction, plaisir transgressif, violence,… le populisme est vraiment une drogue dure. Et, comme pour les drogues dures, ses lendemains déchantent.

Alors NON ! Débusquons les idées populistes, luttons contre tous les populismes et disons-le bien fort : Le populisme est un poison mortel pour le peuple qu’il prétend défendre. 1) Parce que l’Histoire des populismes est toujours tragique. Et 2) parce que le populisme se construit sur des biais cognitifs. Or on ne bâtit pas le progrès humain sur des erreurs de perception et de raisonnement.

Voici donc un petit viatique pour débusquer le populisme et ses biais cognitifs, là où il se cache, dans les discours animés des meilleures intentions apparentes. Car, comme pour les drogues dures, il est difficile d’en sortir, et le mieux est de ne pas y sombrer !

Sommaire de l’article :

De quoi parlons-nous ?

Le populisme

On trouvera sur la page correspondante Wikipédia une large information sur l’histoire des populismes et différentes définitions ou assertions du mot « populisme ». La définition que nous donnons ici pourra paraître abrupte au premier abord. Elle révèlera cependant sa construction par la suite lorsque nous en analyserons les mécanismes :

Le populisme désigne des boucs émissaires afin de coaliser sous sa bannière “peuple”, des mécontents aux intérêts divers.

Les boucs émissaires seront des minorités facilement identifiables à la vindicte publique. Suivant les époques et suivant les cas, ont été ainsi vilipendés les « juifs », les « noirs », les « arabes », les « musulmans », les « riches », les « assistés », les « intellectuels », les « élites », les « politiques », les « médias », les « bobos », les « cathos », les « immigrés », les « migrants », etc. Cette liste n’est pas exhaustive et chacun pourra y ajouter les items émergeants du moment sans oublier d’y mettre les guillemets qu’il convient. Car nous verrons en effet qu’ils sont discutables dans leurs définitions comme dans leurs contours.

Les mécontents le sont pour des raisons différentes. Et donc, pour coaliser tout ce monde, les boucs émissaires sont généralement définis de manière suffisamment vague pour offrir prise à toutes sortes de reproches. Ils sont également choisis suffisamment distants pour ne susciter aucune empathie.

Quant au mot « peuple« , il est suffisamment vague et glorifiant pour que tout le monde puisse s’y identifier.

Quoi de commun en effet entre le petit artisan qui peste contre les cotisations sociales et le chômeur qui trouve ses allocations bien maigres ! Deux intérêts diamétralement opposés à qui le populisme désignera un ennemi commun. Ce sera par exemple « LE gouvernement » (qui « s’empiffre sur leur dos » !). Ou ce seront les « immigrés » (qui, c’est bien connu, « viennent profiter des prestations sociales et voler le travail des Français » !)

Les périodes de bouleversements sociaux, culturels et économiques, comme celle que nous traversons actuellement, font de nombreux mécontents. Elles sont par conséquent propices au développement des populismes.

Le fascisme :

Il nous faut en dire un mot. Le fascisme est un populisme dans lequel le « peuple » est défini par une appartenance raciale, ethnique, religieuse…  Les boucs émissaires sont alors tous les autres. Le fascisme est essentialiste.

Exemples :

  • quand François Hollande, lors du discours du Bourget déclare : « notre ennemi c’est la Finance… » , il verse dans le populisme ;
  • quand Nadine Morano parle de la « France blanche, chrétienne », elle tient un discours fasciste.

Les biais cognitifs

L’humain fait rarement appel à ses capacités de raisonnement logique. La majorité du temps il utilise des formes de pensée intuitives, rapides et automatiques (les heuristiques de jugement). Celles-ci lui permettent d’économiser son énergie et de réagir rapidement. Elles sont le résultat de 100.000 ans de sélection naturelle pour la survie. Mais ce faisant, l’humain est conduit, le plus souvent inconsciemment, à des erreurs de perception, de raisonnement, d’évaluation, d’interprétation logique, de jugement, d’attention etc., à des comportements ou à des décisions inadaptés. C’est ce que l’on appelle les biais cognitifs. Ces biais cognitifs sont légion et on en trouvera quantité décrits sur le web.

Les biais cognitifs du populisme

On l’aura compris, les biais cognitifs sont le penchant naturel de l’Humain. C’est, à vrai dire, la seule voie empruntée lorsque l’effort de réflexion rationnelle lui est inhabituel ou pénible. Penser rationnellement nécessite en effet un apprentissage et il faut les mots pour le dire. Et donc, les populismes surfent sur ces biais cognitifs propices à toutes les manipulations. Ce faisant , ils font passer les idées les plus irrationnelles et extrêmes pour du « bon sens », du « sens commun ». C’est ce que nous allons voir maintenant.

Le simplisme

Les biais de classification

Incapable d’appréhender le monde dans sa totale complexité, l’humain s’est constamment évertué à classer les êtres et les choses. Las, ces classifications n’ont cessé d’être remises en cause et d’évoluer au fur et à mesure de l’évolution des connaissances, mais également des besoins. Toute classification ne peut donc qu’être simplificatrice, conjoncturelle et provisoire.

Chez les naturalistes, les tentatives de classification du règne animal ont conduit à une multitude d’espèces, sous-espèces, familles, sous-familles, types, taxons, etc. en constante évolution. Classer la société humaine aboutirait à pareille complexité.

Pour aider à comprendre les biais cognitifs habituellement associés avec les classifications nous allons prendre un exemple concret typique, tiré du film « La vie est un long fleuve tranquille« . Dans ce film, drôle mais extrêmement caricatural, la famille Duquesnoy représente le stéréotype de la haute bourgeoisie conservatrice, catholique pratiquante et ayant de nombreux enfants.

Il peut y avoir une corrélation statistique entre l’appartenance à un groupe social, la pratique religieuse et le type de famille mais il y a biais de raisonnement dès qu’on remplace une probabilité par une certitude (biais cognitif de fréquence) : tous les bourgeois ne sont pas catholiques pratiquants, tous les catholiques pratiquants ne font pas partie de la haute bourgeoisie et tous n’ont pas une famille nombreuse, toutes les familles nombreuses ne sont pas catholiques pratiquantes ou ne font pas partie de la haute bourgeoisie, etc.
Visualiser les biais de classification du populisme
Visualiser les biais de classification des populismes

Le schéma ci-contre représente cette situation et va nous permettre de saisir les biais cognitifs associés :

  • biais de stéréotypage : dire que tous les membres de la haute bourgeoisie sont catholiques pratiquants et ont beaucoup d’enfants.
  • illusion de corrélation : si la famille Machin est catholique pratiquante et a beaucoup d’enfants, déduire qu’elle appartient à la haute bourgeoisie.
  • biais de représentativité : puisque la famille Duquesnoy est conservatrice, en déduire que tous les membres de la haute bourgeoisie sont conservateurs.

Seuils et critères de classification

L’autre problème qui se pose lors d’une tentative de classification est celui des critères et du seuil. Dans l’exemple précédent, quels sont les critères déterminant l’appartenance à la « haute bourgeoisie » ? Est-ce le revenu ? Le capital ? A partir de quel seuil ? Avec quelle fréquence faut-il aller à la messe pour être classé comme « catholique pratiquant » ? Tous les dimanches ? Une fois par mois ? Lors des principales fêtes religieuses ?

Les individus ne sont pas identifiables à une catégorie sociale. Toute tentative de catégorisation sans les précautions probabilistiques qui conviennent, est un essentialisme.

La vision binaire du populisme

Le populisme surfe sur cette propension (un peu paresseuse, il faut bien dire) des humains à simplifier et catégoriser, si propice à toutes les manipulations. Il pousse d’ailleurs la chose à l’extrême puisqu’il divise le monde en seulement deux catégories adverses : nous, les “gentils” – le « peuple » – et les autres, les “méchants”.

Du “bon” côté de la barrière, la catégorie “peuple” est considérée par le populiste comme une catégorie homogène à laquelle, bien sûr, il appartient et à laquelle il attribue ses propres pensées, aspirations ou valeurs (biais de projection). Les relations de groupe (parti, journaux favoris, réseaux sociaux type Facebook où les “amis” pensent généralement pareil, sites préférentiels, etc… ) le confortent d’ailleurs dans cette idée que les autres pensent comme lui (biais de faux consensus). Dès lors interviendra la tendance à penser et à agir comme les autres membres du groupe auquel il s’identifie (biais de conformisme).

Du « mauvais » côté de la barrière, la catégorie des « ennemis du peuple ».

Les populismes restent toujours dans le vague concernant la définition de qui est de quel côté.  Car il faut que chacun puisse se reconnaître dans la catégorie « peuple » et puisse s’identifier un ennemi dans le camp d’en face.

Il suffirait pourtant de poser la question des critères et des seuils de sélection pour mettre à bas tout cet édifice populiste !

L’affabulation

Le besoin naturel de construction

Les simplifications dont nous venons de parler, créent des manques détruisant la cohérence de l’ensemble. Or l’humain a besoin de sens pour agir. Il va donc compenser ces manques en créant lui même les éléments destinés à combler les vides. Et il le fera de manière à reconstituer une histoire qui lui fournira le sens qu’il recherche et dont il a besoin. On comprendra tout de suite que le résultat ne peut être qu’une construction plus ou moins personnelle, auto-complaisante et distante de la réalité. Ce sont ces biais cognitifs qu’utilise le populiste pour faire adhérer le supposé “peuple” à son grand récit.

Nous les avons groupés en quatre ensembles :

L’auto-victimisation

Être victime permet de :

  1. se parer de l’innocence,
  2. se grouper en une communauté défensive,
  3. faire appel à un sauveur charismatique,
  4. justifier moralement haine et violence envers les boucs émissaires.

A l’opposé, ces boucs émissaires deviennent les bourreaux, les persécuteurs.

Plusieurs biais cognitifs entrent en jeu dans ce positionnement : se positionner dans une culture de victime (en l’occurrence celle du peuple victime et qui se révolte, racontée par tous les manuels d’Histoire – biais culturel ), se déresponsabiliser de ses échecs (biais d’auto-complaisance), rechercher ce qui confirme sa pensée plutôt que se remettre en question (biais de confirmation), ne retenir que les expériences négatives (biais de négativité), etc.

Attention, il ne s’agit pas ici de nier le fait qu’il y ait des victimes dans toute société, mais 1) elles ne sont pas forcément victimes des mêmes choses et des mêmes bourreaux et 2) elles ne sont pas forcément toujours là où les populismes le dénoncent : une femme meurt tous les 2 ou 3 jours en France sous les coups de son conjoint et cela touche toutes les couches de la société.

Ce dont il est question ici, ce n’est pas de l’état de victime mais du positionnement psychologique en Victime (en Enfant Soumis selon le vocabulaire de l’Analyse Transactionnelle et que nous écrirons avec une majuscule). Ce positionnement, le plus souvent inconscient, vise à en obtenir les bénéfices symboliques dont il est question plus haut. Il n’y a d’ailleurs pas obligatoirement corrélation entre l’état de victime (d’accidents ou d’agressions diverses) et le positionnement psychologique en Victime : toutes les victimes ne se positionnent pas psychologiquement en Victimes et inversement, ces dernières ne sont pas toutes des victimes réelles sinon de leurs frustrations.

Le complotisme

Car si le “peuple” est menacé et victime, c’est bien parce que les forces du mal se sont liguées contre lui. Le vocabulaire inventé pour désigner “le côté obscur de la force” a souvent un côté mélodramatique et utilise force mots-valises : le complot “judéo-maçonnique”, la “mouvance islamo-gauchiste”, la “finance internationale”, les “grandes puissances”, “Bruxelles”, le “lobby des grandes écoles”, les “partis”, le “système” – terme très mystérieux pouvant se décliner à l’infini avec forces tirets et désignations : le “système politico-médiatico-financier”, etc.

Plus le vocabulaire sera vague et mystérieux, plus les mots-valises seront longs, et plus le populisme ratissera large et pourra regrouper dans l’unique catégorie « peuple » des mécontentements et des peurs différents !

Dès que l’on entend ce type de vocabulaire emphatique une alarme “ALERTE POPULISME” devrait s’allumer dans nos cerveaux !

Mais l’utilisation de ce métalangage, ne serait pas suffisante en soi pour faire croire au complot s’il n’y avait le renfort de plusieurs biais de raisonnement :

  • biais de conjonction : tendance à surestimer la probabilité que deux événements distincts soient en réalité corrélés,
  • biais d’intentionnalité : tendance à attribuer la cause d’un évènement à une intention plutôt qu’au hasard,
  • biais de simple exposition : être conforté dans son adhésion à une théorie par toutes les thèses vraies ou fausses allant dans le sens de cette théorie,
  • biais de confirmation d’hypothèse : rechercher les informations qui appuient ses croyances existantes plutôt que celles qui les invalident.

Voir à ce sujet cet article de Marina Maestrutti – Personne n’est à l’abri du complotisme – Le Monde diplomatique – juin 2015.

La « figure historique »

Icône Che Guevarra des populismes de gauche
L’icône Che Guevara
Figure tutélaire des populismes de gauche

Les populismes font souvent référence à une figure historique : Vercingétorix, Clovis, Jeanne d’Arc, Jaurès, De Gaulle, Che Guevara, etc. Se prétendre l’héritier de grandes figures historiques apporte en effet quelques avantages :

  • légitimation du combat
  • ralliement à un panache reconnu du plus grand nombre
  • exaltation cathartique

On n’hésite d’ailleurs pas à utiliser tous les mythes accumulés autour des figures en question, au mépris de toute vérité historique scientifique (biais culturel) .

Le Front National s’est choisi pour figure tutélaire Jeanne d’Arc, celle qui a « bouté les Anglois hors de France ». Présentée ainsi dans les manuels scolaires (très orientés dans la mythification d’un récit national) cette assertion est quelque peu en décalage par rapport à la réalité géopolitique du moment : des guerres féodales de succession et de rivalité.

L’exaltation et la haine.

Bepe Grillo : « Je vous demande de voter avec vos tripes. Pas avec votre cerveau ».

Le populiste Bepe Grillo a compris que voter avec son cerveau, autrement dit raisonner, analyser, évaluer, soupeser,… c’était la fin du populisme.

Le populisme pousse donc à l’exaltation et au final à la haine. Il ne le fait souvent pas de manière officielle directe, mais il libère la parole et l’action de ses militants les plus extrémistes. On ne peut que le constater par exemple sur les réseaux sociaux, où injures et mépris, le “bashing”, remplacent souvent l’échange d’idées. La rationalité n’est en effet pas de mise lorsque il s’agit de rassembler des gens qui sinon ne penseraient pas pareil. Par contre les sentiments irrationnels et incontrôlés de haine lient les individus dans une catharsis favorisant leur manipulation en tant que groupe moutonnier.

Populismes : une Histoire toujours tragique

On pourrait penser que « à quelque chose malheur est bon » et que le populisme pourrait être un moyen de guider le “peuple” vers la révolution et sa libération. Nous laisserons chacun explorer avec un esprit critique l’Histoire, y compris la plus récente.

Nous prendrons un exemple plus lointain et moins controversé en évoquant simplement le destin du premier populisme historique, celui des populares – les populaires – qui marqua la République romaine, à partir du iie siècle av. J.-C., en s’appuyant sur les revendications des couches les plus pauvres de la société romaine et des non-citoyens, en opposition aux optimates – les meilleurs – conservateurs. Ce mouvement des populaires tourna à la démagogie et au populisme et fut récupéré par des ambitieux, avec pour résultat une longue période de guerres civiles, lesquelles aboutirent in fine à la prise du pouvoir par Jules César appuyé par le peuple, et à la fin de la République.

Populisme : comment en sortir ?

Le triangle dramatique de Karpman

L’Analyse Transactionnelle (analyse des interactions entre individus) nous fournit les outils pour sortir du populisme.

La machine du populisme :

  • un “peuple” Victime,
  • un bouc-émissaire Persécuteur, et
  • un leader charismatique Sauveur,

nous renvoie directement à la configuration du Triangle dramatique de Karpman.

Triangle dramatique de Karpman du populisme
Triangle dramatique de Karpman

De quoi s’agit-il ? Dans un conflit entre deux ou plusieurs personnes, chacune d’elles a tendance à se placer dans l’une des trois positions de Victime, Persécuteur ou Sauveur, chacune de ces positions procurant ses pseudo-bénéfices :

  • La Victime est, par définition, innocente. Elle peut en outre espérer faire changer l’attitude du Persécuteur ou obtenir l’aide du Sauveur.
  • Le Persécuteur est droit dans ses bottes, sûr de son bon droit. Il profite de la Victime.
  • Le Sauveur gagne l’estime de la Victime et satisfait son ego.

Ces positions ne sont pas stables : les joueurs peuvent tourner. La victime peut devenir bourreau de son Persécuteur avec le bon droit moral que lui a donné son statut de victime. Le Sauveur peut à son tour devenir le bourreau de la Victime et du Persécuteur, ce dernier prenant alors le rôle de Sauveur pour une contre-révolution. Et c’est ce qui s’est passé dans toutes les révolutions de l’Histoire lorsque le Sauveur /leader charismatique est devenu… dictateur ! Le jeu peut tourner indéfiniment mais il est destructif pour les protagonistes. C’est pourtant ce qui se joue dans tous les conflits à travers le monde.

Sortir du triangle dramatique populiste

Le populisme, on le voit encore une fois, est un poison destructeur. Ce que nous enseigne l’Analyse Transactionnelle pour sortir de ce piège, c’est de prendre la position Adulte (au sens que donne à ce mot l’Analyse Transactionnelle) c’est à dire :

  • ne pas accuser, ne pas se plaindre, ne pas maudire, ne pas haïr, ne pas encenser, ne pas moraliser…
  • afficher clairement et ouvertement quels sont ses intérêts et ses volontés,
  • considérer et analyser ceux de son adversaire,
  • négocier ou se battre sur cette position.

Raison ou émotions ? les deux mon capitaine !

Cela veut-il dire qu’il ne faudrait jamais laisser parler ses émotions ? Non, bien sûr : elles font partie du sel de la vie et nous n’y parviendrions pas car nous ne sommes pas construits ainsi. Ainsi que l’a démontré le neuroscientifique Antonio Damasio, « il n’y a pas de raison sans émotions« . Car les émotions sont nécessaires pour imprimer les souvenirs, motiver son action ou sa réflexion (principe du plaisir / déplaisir). Mais il y a un temps pour tout. Et lorsqu’il s’agit de résoudre un problème, de faire des choix judicieux et de ne pas se faire manipuler, seule la rationalité fait l’affaire.

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