Populisme : une drogue dure à base de biais cognitifs

Le populisme serait-il devenu un breuvage « mainstream », sucré et répandu, comme semble le suggérer l’illustration très Pop’art de cet article ?
On pourrait le penser devant son omniprésence actuelle. Il ne s’agit plus simplement en effet de son accession au pouvoir dans quelques sous-démocraties. Les partis populistes champignonnent dans les démocraties les plus affermies, conquièrent des pouvoirs locaux, menacent toutes les élections. Jusqu’à accéder dernièrement à la Maison Blanche !
Et les idées populistes viennent polluer des discours politiques démagogues sur tout l’éventail politique de droite à gauche. Quant aux médias les plus établis, ils se répandent en explications justificatives avec quelque complaisance faussement outrée. Non contents de cette légitimation de fait, des intellectuels universitaires cèdent au plaisir pervers de la transgression au politiquement correct en soutenant ce qu’ils décrivent comme la juste réaction du « peuple » opprimé.
Refuge irrationnel contre le mal de vivre, addiction, plaisir transgressif, violence, le populisme est vraiment une drogue dure. Et, comme pour les drogues dures, ses lendemains déchantent.
Alors NON ! Débusquons les idées populistes, luttons contre tous les populismes et disons-le bien fort : Le populisme est un poison mortel pour le peuple qu’il prétend défendre. 1) Parce que l’Histoire des populismes est toujours tragique. Et 2) parce que le populisme se construit sur des biais cognitifs. Or on ne bâtit pas le progrès humain sur des erreurs de perception et de raisonnement.
Voici donc un petit viatique pour débusquer le populisme et ses biais cognitifs, là où il se cache, dans les discours animés des meilleures intentions apparentes. Car, comme pour les drogues dures, le mieux est de ne pas y sombrer !

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Mythologies contemporaines

De tous temps l’Art – l’art qui représente, l’art qui raconte – s’est nourri des mythologies qu’il perpétue et réinvestit. L’Art Contemporain ne fait pas exception. La « matière première » d’aujourd’hui, particulièrement abondante, mise en réseau, complexifiée, est alimentée par toute l’histoire, les connaissances, les mythes de l’humanité entière.

Quoique nous aspirions à l’objectivité, nos représentations, nos modes de pensée eux mêmes, sont des constructions collectives et personnelles qui n’échappent pas au conditionnement et ne sont pas objectives.

Et dans ce monde qui s’emballe et s’élargit nous perdons nos repères. Donc, aujourd’hui comme hier, les mythes sont indispensables aux sociétés humaines. Déjà, dès le 18ième siècle, le philosophe Hegel affirmait « … l’art est illusoire; mais l’on peut dire avec autant de raison que ce que nous appelons réalité est une illusion plus forte, une apparence plus trompeuse que l’apparence de l’art. »

Les œuvres des artistes de notre temps nous invitent à regarder au delà des apparences, à dénicher les récits allégoriques dissimulés sous les objets mythiques du moment.

Car l’Art Contemporain est bien un art de l’impertinence, du second degré, de l’ironie, de la rupture, du jeu avec les limites de l’acceptable, un art du blasphème en quelque sorte.

Un double défi pour Rats d’Art

Cyril Hatt - Photomatom

Quel est le plus difficile ? 1) initier à l’Art Contemporain un très grand public peu habitué à visiter des expositions d’art ou 2) présenter de l’Art Contemporain à un public déjà amateur d’art classique ou moderne ? La difficulté n’est pas là où on pourrait la penser…

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